Groupe thématique "enfants primo-arrivants demandeurs d’asile"

lundi 14 juin 2010, par elodie.cornec@mairie-brest.fr
Réunion du 4 mars 2010

1. Faire le bilan de l’action « AFEV/collège de l’Harteloire » et envisager les modalités d’extension aux enfants scolarisés à l’école primaire,

Les étudiants choisissent d’accompagner un jeune primo-arrivant demandeur d’asile. L’accompagnement s’organise sur deux heures hebdomadaires. Pour qu’un accompagnement soit mis en place il faut l’accord du jeune, de sa famille et de l’étudiant. Si une des parties n’est pas ou plus d’accord l’accompagnement ne peut pas se mettre en place ou s’arrête. L’accompagnement s’articule autour :

- D’un accompagnement individuel entre l’adolescent et l’étudiant,

- D’un accompagnement collectif : sorties ou projet collectif

Durant l’année, sept collégiens ont bénéficié d’un accompagnement.

Globalement, les points de satisfaction sont les suivants :
-  Les retours des parents et des adolescents sont positifs quand le binôme fonctionne.

-  La personne en service civil volontaire était très impliquée dans le dispositif : elle a assuré un suivi de qualité apprécié des professionnels du collège ; elle a pris le relai quand certains étudiants ont arrêté l’accompagnement. ; son action collective a été très appréciée par les adolescents,

-  Chaque jeune a réalisé au moins une sortie ayant pour objectif de découvrir la ville,

Difficultés repérées et amélioration proposées :

-  Certains étudiants ont arrêté l’accompagnement en cours d’année,

-  Les barrières culturelles, de la langue sont des difficultés rencontrées par les étudiants,

Pour lever ces difficultés nous proposons de porter un effort supplémentaire sur la formation des étudiants : proposer un temps de formation supplémentaire au début de l’année qui s’appuierait sur le témoignage d’un étudiant et une intervention du Pôle Etrangers. Par ailleurs, un temps de rencontre après quelques semaines pourrait être un plus pour anticiper les situations difficiles. Du coté des parents, on pourrait envisager une présentation du dispositif en précisant notamment ce qu’est une association en France.

Le groupe est favorable à l’extension du dispositif aux enfants de l’école primaire : l’accompagnement serait orienté vers la découverte de la lecture, et du pays.

2. La concrétisation du temps d’accueil des familles

Madame Eon souhaite organiser un temps d’accueil des parents primo-arrivants demandeurs d’asile au sein de l’école Jean Macé. L’idée est de proposer un temps, autour d’un café, où les parents pourraient poser leurs questions et durant lequel une présentation de l’organisation de l’école et des structures du quartier serait proposée. Une personne qui travaille à la cantine de l’école Jean Macé parle le russe et est d’accord de réaliser la traduction durant la rencontre.

Ce temps de rencontre est proposé le vendredi 2 avril à 14H à l’école.

3. Questions diverses

Le pôle Etrangers a engagé une réflexion sur la parentalité des familles demandeuses d’asile. Le contexte dans lequel évoluent les familles a des incidences sur la place et l’autorité des parents :

- Ces familles arrivent dans un pays où les codes/nomes éducatives sont différentes de leurs pays d’origine,

- La procédure de demande d’asile est longue, stressante et incertaine pour les parents,

- Les enfants maitrisent vite la langue car ils vont à l’école : les enfants font donc souvent la traduction pour leurs parents. Cela peut poser un problème quand cette traduction se fait lors d’une discussion avec un instituteur/un professeur car l’enfant dispose alors d’un certain pouvoir sur le contenu de l’échange,

La Pole étrangers a donc engagé un travail pour accompagner les familles dans ce contexte. Madame Mandin propose de nous informer de l’évolution de cette réflexion lors des prochaines rencontres.

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