groupe thématique "le handicap"

vendredi 6 avril 2007, par christelle Pouliquen
Compte rendu de la réunion du 15 mars 2007

Ordre du jour Présentation des attentes pour la participation à ce groupe.

Présents : Josiane Wirkel (présidente du Foyer Laïque Saint-Marc), Sabine Mabic (parent d’élève de l’école maternelle Kerisbian), Marie-Laurence Troallen (enseignante école maternelle de Kerisbian), Christelle Pouliquen (Ville de Brest)

Excusés : Anne-Marie Cibaud (Maire adjointe), Olivier Blécon (MPT Guelmeur), Hélène Léaustic (Trésorière du Patronage Laïque du Pilier Rouge), Elisabeth Le Hir-Dupray (présidente de la Maison pour Tous du Guelmeur), Annaïg Milin (Directrice de l’école du Petit Paris), Mme Le Montagner (directrice de l’école maternelle Jacques Kerhoas).

Mesdames Marie Le Bihan (ADAPEI) et Caroline Berrou (Danserien Ar guelmeur) pourraient participer au groupe par la suite.

Nous prenons connaissance du mail de Madame Le Montagner, et du document sur la loi du 11 février 2005. Ensuite, chacune présente ses attentes concernant le groupe sur le Handicap.

Josyane Wirkel commence par expliquer que le Handicap c’est vaste, et que c’est un domaine très compliqué qui nécessite un accueil individualisé.

La difficulté d’informer les parents des problèmes que peuvent rencontrer leurs enfants évoquée par Mme Le Montagner est une difficulté qui existe également au niveau des centres de loisirs.

Josyane Wirkel n’a pas d’attente particulière, elle participe au groupe par soucis de cohérence entre ses profils militants et professionnels. Elle souhaite échanger et partager autour de cette question et de la loi de scolarisation des enfants handicapés qui selon elle, nécessiterait du partenariat, du réseau et de la complémentarité.

Madame Mabic nous fait part de son expérience personnelle avec sa petite fille qui présente une maladie génétique détectée en ante natale. Elle a souhaité participé à la réunion sans attente particulière mais plus pour apporter son témoignage.

Etre démunie au quotidien, devoir batailler, manquer d’information sur tout, ne pas être bien orientée sont les difficultés dont elle nous fait part. Elle évoque également le regard culpabilisant des autres, des enseignants, des médecins, le soupçon d’échec éducatif qu’elle subie. Le problème de communication avec les professionnels qui utilisent leur jargon, un langage médical qui n’est pas à la portée de tous et qui accentue le sentiment de ne pas être à la hauteur.

Le témoignage de Mme Mabic est complété par celui de Marie-Laurence Troallen qui accueille dans sa classe l’enfant de Sabine Mabic.

Cette enfant est « divisée » entre deux classes, selon les activités de la classe, parce que la classe du niveau inférieur, dans laquelle elle aurait été le mieux, accueille déjà un enfant accompagné d’une ASEH. Or, la présence des deux enfants dans la même classe à temps complet était difficile à vivre pour les enseignants et enfants. Ceci rappelle la lettre de Mme Le Montagner qui évoque ce genre de difficulté.

Marie-Laurence Troallen rappelle le problème de formation des personnels de l’éducation nationale. Elle évoque également le manque de liaison et de lien entre les services, en nous donnant l’exemple d’une structure qui avait pris en charge la fille de Mme Mabic à Quimper et qui n’a pas fait le lien avec l’antenne Brestoise quand la famille s’est installée à Brest. Ils ont du tout reprendre à zéro.

Cette discussion témoigne de défaillances à l’intérieur de l’éducation nationale, de structures publiques, d’associations, dans une situation qui est déjà suffisamment difficile à vivre par les parents et les enfants, pour ne pas avoir besoin d’être aggravée par un manque de communication interne à des institutions, mais aussi entre l’éducation nationale, le monde médicale, les parents, etc.

Christelle présente alors les propositions d’Olivier Blécon et d’Elisabeth Le Hir-Dupray : que le territoire de Saint-Marc porte un projet d’information, de prévention, d’éducation, sur le regard porté au handicap, à la différence.

Ainsi, le groupe s’accorde pour dire que ce serait bien de réfléchir à la possibilité de la mise en place d’une médiation entre l’éducation nationale, le monde médical et aussi un soutien psychologique (associations par exemple) pour les parents qui ont besoin d’aide dans divers domaines :

l’information,

• le temps dont ils disposent pour l’enfant, pour soi,

• dans leurs échanges avec les professionnels (compréhension du langage, communication).

Le groupe pourrait effectivement s’investir dans la mise en place d’un projet comme le proposaient Olivier Blécon et Elisabeth Le Hir-Dupray.

Cependant, il faut faire attention à ne pas abuser du temps consacré à ce groupe parce qu’il est déjà arrivé par le passé que les gens s’investissent dans un projet qui n’a pas été suivi par la mission PEL.

Marie-Laurence Troallen dit qu’il serait intéressant de demander à Marianne Gambier si elle accepterait de partager avec le groupe son expérience sur le réseau « relations parents/ ados » car elle met en place des projets depuis quelques années.

On propose d’inviter quelqu’un de l’AIS, de l’ADAPEI, de Parentel et du service de santé aux prochaines réunions. La petite équipe convient de se réunir le

26 avril à 17h45 à la mairie de Saint-Marc,

en comptant sur la participation des autres personnes qui se sont inscrites dans le groupe.

Elles participeront, par ailleurs, à la réunion du groupe thématique « Parents » le 27 mars parce qu’il y aura Daniel Coum, Psychologue et directeur de Parentel (Service Écoute Parents ; Unité de Recherche et de Formation sur la Parentalité ; Service Accueil Jeunes), Co-pilote du REAAP29.

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