Groupe thématique "accompagnement scolaire"

jeudi 7 décembre 2006, par christelle Pouliquen
Compte rendu de la rencontre du 30 novembre 2006

GROUPE THEMATIQUE « ACCOMPAGNEMENT SCOLAIRE » COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU JEUDI 30 NOVEMBRE DE 18H A 19H45 Présents : Sophie Cadour (Association de parents d’élèves LC Iroise), Maud Van Den Driessche (MPT Guelmeur), Yohanne Duportail (MPT Guelmeur), Hélène Le Guellec (FSE LC Iroise), Jeanne Huon (Agent de développement social CAF), Laurence Augu (Agent de développement social CAF), Typhène Heydon (Foyer Laïque de Saint-Marc), Jean-Claude Lardic (Foyer Laïque de Saint-Marc), Ludovic Mingant (Patronage Laïque du Pilier Rouge), Catherine Fichou (Ecole élémentaire Jacques Kerhoas), Gwénaëlle Quénéa (école élémentaire Pilier Rouge), Christelle Pouliquen (Référente Ville). Excusés : Joëlle Thoulouzan (référente Education Nationale), Marie-Thérèse Gouzien (Bibliothèque de Saint-Marc), Pierre-Yves Le Gall (Assistant social LC Iroise), Olivier Blécon (MPT Guelmeur)

Christelle Pouliquen commence par rappeler l’ordre du jour. Ensuite, nous avons fait un tour de table. Jeanne Huon était présente, mais pour passer le relais à Laurence Augu. Puis nous sommes passés au premier point de l’ordre du jour. 1. Etat des lieux Christelle Pouliquen rappelle que faire cet état des lieux est une demande de la dernière réunion et des enseignants. Elle demande à Yohanne Duportail si la MPT va accueillir les enfants de Jacques Kerhoas. Celle-ci lui répond que oui, le lundi soir parce que l’accompagnement scolaire a été décolalisé. Le jeudi il se déroule à l’école du Forestou donc ce n’est pas possible. Concernant les enfants de Jacques Kerhoas, la MPT a répondu à une demande d’enfants et de parents en difficulté. Des parents qui n’arrivaient pas à faire les devoirs et qui souhaitaient que l’accompagnement scolaire soit géographiquement proche du lieu d’habitation. Ce serait des enfants de cycle 3 qui iraient seuls à la MPT, à moins d’organiser un pédibus ? Christelle Pouliquen demande si le Foyer Laïque de Saint-Marc connaît cette demande et cette décision. Typhène Heydon répond que non. Ludovic Mingant demande si c’est un accord qui a été passé entre l’école et la MPT, si ça répond à une logique géographique ou à une offre d’accompagnement scolaire que le FLSM ne proposait pas. On lui répond que c’était pour répondre à une demande des parents. Ensuite chaque équipement de quartier présente le fonctionnement de l’accompagnement scolaire.  La Maison Pour Tous du Guelmeur Ne fait pas d’accompagnement scolaire pour les collégiens bien qu’il y ait une demande importante. Suite à un accord passé avec l’équipe de l’école du Forestou et la FCPE, la MPT propose l’accompagnement scolaire pour les enfants du CE1 au CM2 deux soirs par semaine. Le jeudi à l’école et le lundi à la MPT. Ils n’accueillent pas d’enfants en CP volontairement, afin que les parents s’impliquent dans les devoirs dès la CP et qu’ils ne se déchargent pas sur les bénévoles. C’est aussi pour cela qu’ils ne font que deux soirs pas semaine et pas le mardi et le vendredi parce que les parents devraient trouver le temps de le faire le mercredi et le samedi. Ils accueillent les enfants de 16h45 à 18 heures. Les enfants ont un goûter. Manquant de bénévoles et de locaux disponibles, ils n’accueillent que 10 enfants. Deux enfants sont en attente. L’accompagnement scolaire se fait en parallèle de la halte garderie, aussi, les enfants qui y vont y sont ramenés. Un étudiant et deux adultes actifs sont bénévoles.  Le foyer Laïque de Saint-Marc L’accompagnement scolaire est basé sur le volontariat. Sont accueillis les enfants qui vont à la halte garderie (20 enfants de Kerisbian et 15 enfants de Kerhoas). Quatre retraités sont bénévoles. Deux professionnels sont permanents également. L’accompagnement scolaire fonctionne tous les soirs. Le Patronage Laïque du Pilier Rouge Le PLMPR accueille les enfants des écoles du Petit Paris et du Pilier Rouge. Cela fait des années qu’ils le font, avant ça s’appelait soutien scolaire, ensuite aide aux devoirs, aujourd’hui accompagnement scolaire. Depuis 2003, en parallèle à la formation mise en place pas les trois confédérations d’éducation populaire et la ville, le PLMPR a mené une réflexion qui a conduit à l’écriture d’un projet d’accompagnement scolaire (à distribuer la prochaine fois) recentré sur les valeurs du PLMPR. Les parents d’élèves ont participé à l’écriture du projet et les enseignants. Deux équipes vont chercher les enfants à l’école. Ceux-ci ont un goûter, puis un temps de détente. Ensuite ils font les devoirs qui sont sur le cahier de textes, mais ne font jamais de devoirs supplémentaires. Puis plusieurs activités ludiques leur sont proposées par le permanent référent de l’équipe. Le tarif est de 1,50€ par présence. Le PLMPR travaille sur la tarification et est en attente de la CLAS par la CAF. Le PLMPR accueille 13 enfants et après les vacances, en accueillera deux nouveaux. Les bénévoles sont deux retraités, un demandeur d’emploi et un étudiant. L’accompagnement scolaire a lieu tous les soirs et n’y vont que ceux qui sont inscrits. Ce qu’on voudrait savoir ? Laurence Augu demande quel est l’historique de l’accompagnement scolaire pour chaque équipement et quelle est l’évolution du nombre d’enfants. La MPT accueille une dizaine / douzaine d’enfants depuis 10 ans, avant ils accueillaient les collégiens, mais ce n’est plus possible. Cela fait trois ans que le travail avec l’école du Forestou s’est mis en place. Le FLSM accueille des enfants depuis au moins dix ans. Il y a de plus en plus d’enfants. Le PLMPR accueille probablement les enfants depuis sa création en 1935 puisqu’il occupait les locaux de l’école par le passé et les bénévoles étaient les instituteurs. La volonté du PLMPR est de ne pas accompagner plus de trois ou quatre enfants par bénévole donc l’effectif est limité selon le nombre de bénévoles. Sophie Cadour souhaiterait que la réflexion sur les collégiens soit menée et aboutisse. Elle explique que cela pourra être fait le mercredi matin parce qu’à l’Iroise ils n’ont pas cours. On lui explique qu’avant de se lancer dans l’organisation, il faut mener une réflexion sur l’accompagnement scolaire des collégiens car c’est différent de l’accompagnement scolaire en élémentaire. Maud Van Den Driessche explique que c’est plus compliqué par rapport aux enseignements, il faudrait des profs pour avoir les compétences d’accompagner les collégiens. Ceci anime la réflexion, Christelle Pouliquen propose donc d’aborder le deuxième point à l’ordre du jour. 2. Définition Christelle Pouliquen explique que ce point à l’ordre du jour répond à la demande faite lors de la première et dernière réunion du groupe thématique sur le quartier : définir les objectifs. En effet derrière l’accompagnement scolaire, il y a une pluralité d’appellations qui ne répondent pas aux mêmes objectifs : aide aux devoirs, accompagnement scolaire, accompagnement à la scolarité, soutien scolaire, accueil éducatif... Mener un travail de définition permettra de répondre de manière unanime à la demande des parents, de l’école, d’avoir une politique cohérente à l’échelle du territoire. Au niveau de la ville, ce besoin de clarifier fait l’objet de deux temps de formations pour les coordinateurs et professionnels en charge de cette activité. Pour travailler sur cette définition, Christelle Pouliquen propose de répondre individuellement sur des papiers aux trois questions suivantes : (Une réponse par papier. Autant de réponses possibles par personne que d’idées)  Ce que ne doit pas être l’accompagnement scolaire ?  Ce que devrait être l’accompagnement scolaire ?  Quels fonctionnement faudrait-il y avoir ? (effectifs accueillis par bénévoles, lieux, durée, partage du temps, semaine,...) Les réponses sont affichées. La lecture collective engendre une discussion qui sera développée lors de la prochaine réunion. Un certain nombre d’idées se dégagent d’ores et déjà (recensement des réponses aux questions ci-joint) En faisant le bilan des discussions entamées, il semble que quatre points devront être abordés au cours de la réflexion : la place des enfants en difficulté scolaire, le rôle de l’éducation nationale pour ne pas augmenter les clivages, l’accompagnement des parents (qui demandent des devoirs quand il n’y en a pas, qui en demandent plus que ce qu’il y a, qui ne peuvent pas...), la place des collégiens. 3. Questions diverses. Ces quatre questions pourront faire l’objet des quatre réunions qui sont prévues pour l’année. Le groupe est d’accord de se réunir toutes les six semaines, le jeudi à 18 heures. Les prochaines réunions auront donc lieu les 18 janvier, 1er mars, 18 avril et 24 mai 2007. La prochaine réunion se déroulera au Foyer Laïque de Saint-Marc.

Recensement des réponses aux questions Ce que ne doit pas être l’accompagnement scolaire :  Une deuxième classe,  Une obligation,  Des exercices supplémentaires contraignants,  L’école bis,  Un temps où l’on fait ses devoirs. Ok pour les leçons,  Une surcharge de travail, une deuxième journée d’école,  Une deuxième journée d’école,  Une aide aux devoirs (interdits depuis 1956)  Un temps de pression supplémentaire. Certainement pas de travail en plus.  L’école après l’école.  Une classe de remise à niveau scolaire  L’école après l’école  Une surenchère de devoirs à la demande de parents anxieux  Une pénalisation pour un enfant (école après école)  Du travail scolaire en plus Ce que devrait être l’accompagnement scolaire  Une aide pour les enfants en difficulté  Un temps où l’on donne (redonne) envie à l’enfant de faire ses devoirs  Une offre qui implique les parents, les structures, l’école  Un soutien aux parents en difficulté  Accompagner, motiver les enfants à faire leurs devoirs, sans pour autant oublier la part ludique et de détente après l’école.  Accompagner au développement social, scolaire et psychologique de l’enfant  Faire les devoirs au moins pour le lendemain,  Revoir les leçons du jour (de la semaine avec un nouveau regard) en différé  Une relation de confiance entre l’enfant et l’accompagnant.  Donner envie aux parents de s’intéresser à la scolarité de l’enfant (notamment pour les parents qui ont une image négative de l’école)  Tout d’abord revoir, relire les enseignements de la journée  Une aide à la parentalité. Quelques fois les parents se sentent dévalorisés parce qu’ils ne peuvent pas aider.  Donner le goût aux enfants ou redonner le goût pour les matières qu’ils n’aiment pas ou dans lesquelles ils trouvent des difficultés.  Faciliter les liens parents/ écoles. Dédramatiser.  Entraide entre enfants de cycles différents.  Lieu où les bénévoles sont présents pour les enfants  Trouver une aide spécifique pour certaines matières inconnues des familles  Eveiller l’enfant à autre chose par des activités plastiques, artistiques, culturelles  Un accompagnement dans les méthodes  Apprendre aux jeunes à s’organiser dans leur travail  Soutenir les parents dans le suivi scolaire de leurs enfants  Il faudrait une bonne lisibilité de l’action pour les partenaires : enfants, intervenants, parents, enseignants,  Il devrait y avoir un temps de tuilage (échange avec les bénévoles sur la journée passée)  Réussir à intégrer les parents dans l’accompagnement  Espace d’échanges. Quel fonctionnement faudrait-il y avoir  Groupe hétérogène,  Le lieu doit être différent du lieu de classe (nécessité de la rupture)  Ne doit pas être une classe  Réfléchir sur la question même des devoirs après la classe en primaire.  Tous les soirs suivant les besoins de l’enfant  Prévoir des temps ludiques  Favoriser les petits effectifs  Près de l’école, petit effectif, trois quarts d’heure / une heure, selon la demande des jeunes,  Dans un cadre agréable, convivial  Respect de temps de repos nécessaires  Temps en fonction de l’enfant  Le plus près de l’école  Inscription par les parents, trois quarts d’heure / une heure. 6 enfants par adulte. Aide aux devoirs pure puis possibilité de détente dans un autre lieu.  Favoriser les petits groupes (si possible un accompagnateur pour deux enfants)  Pour les collégiens, temps peut-être sur les heures de permanence, en fin d’après-midi quand le jeune a fini les cours (parfois 15h30)  Pour les collégiens, une heure maximum en plus par jour, deux fois par semaine.  Collège. Plutôt un travail par petit groupe (deux ou trois maximum), avec l’aide d’un bénévole ?, d’un surveillant ?  Lieu extérieur à l’école, deux à trois enfants par accompagnant. Relais avec la garderie périscolaire.

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