Les spécialistes donnent leur avis

jeudi 1er avril 2004

Maurice Titran, pédiatre

" Se soucier de l’accueil du jeune enfant est une action politique. Un enfant a de la valeur à tous les âges de sa vie, et tant qu’il ne maîtrise pas le langage, il ne peut offrir que des comportements. Il a besoin d’interrelations pour grandir . En classe, l’enfant apprend des autres enfants. Ils sont plus en capacité d’apprendre en petits groupes que seul face à un adulte ".

Alain Bentolila, linguiste

" Si la société française n’accorde pas l’importance qu’elle lui doit à l’accueil des tout-petits, ces 2 ans dont nous parlons, alors elle prend le risque de condamner injustement ceux qui sont issus des milieux les plus défavorisés à ne pas se développer comme ils le devraient au plan linguistique, au plan social, au plan psychologique. Que l’école réponde présent pour cet accueil, bravo. Mais alors elle a le devoir de bien les accueillir ".

Jacques Lévine, psychanalyste

" Dans un premier temps, ce qui importe, c’est que l’enfant se sente l’objet d’un accueil protégé qui lui évite l’insupportable... J’insiste sur la nécessité d’inventer d’autres formes de transitionnalité entre maison et école, notamment un accroissement des relations duelles ".

Jean Epstein, psychosociologue

" Le problème avec les deux ans, c’est qu’ils n’ont pas trois ans ! La différence est importante mais c’est un vrai et un faux problème. La question fondamentale est de savoir comment scolariser les jeunes enfants là où ils en sont, et quels sont les moyens nécessaires à ces enfants et à leur famille ".

Atricle issu du site : snuipp.fr

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